Bonne rentrée 2013

Publié le par SNICS-FSU GUADELOUPE

Cher(e)s collègues,

Tout d’abord, je vous souhaite à toutes et tous une très bonne rentrée !

Nous avions achevé l’année scolaire sur les deux dossiers qui font l’actualité du mois de septembre.

Rappelons-nous, l’an passé ! A la même époque, à l’issue de la concertation sur la loi de refondation, le SNICS formulait des craintes sur le transfert de notre profession hors de l’Éducation nationale. Vincent Peillon rechignait alors à répondre à nos questions sur le pilotage et la gouvernance.

Et c’est bien grâce à la mobilisation massive des infirmières en novembre 2012 à l’appel du SNICS, que nous avions obtenu les engagements écrits du Ministre  concernant  le pilotage et la gouvernance de la santé afin qu’ils restent de sa seule responsabilité, confirmant en toute logique, le maintien d’un corps infirmier spécifique à l’Éducation nationale.

A l’époque beaucoup ne croyait pas aux risques de transfert des personnels vers une autre fonction publique. L’UNSA, le premier, ne voyait aucun risque à l’approche du projet de loi de refondation alors que le rapport Pinville  s’appuyait déjà sur l’hypothèse d’une redéfinition de nos missions pour envisager la création d’un corps ministériel. Fort heureusement, la mobilisation des infirmières a stoppé ce projet. L’histoire des combats du SNICS nous a enseigné  que c’est bien notre implantation dans les établissements au cœur des équipes éducatives et la nature de nos missions, liée à la réussite scolaire, qui ont toujours écarté tout risque de transfert. A contrario, les missions de santé publique, au cœur d’une équipe médico-sociale organisée en service, permettent de répondre davantage à la demande de collectivités territoriales, selon les besoins auxquels elles espèrent apporter des réponses.

Or, il se trouve qu’à l’approche des discussions sur les missions des infirmières, nous avons découvert un amendement au projet de loi de décentralisation introduit en catimini cet été, par un député :

 « Art. L. 1111-8-1. – Sauf lorsque sont en cause des intérêts nationaux et dans les domaines prévus par la loi, l’État peut déléguer par convention à une collectivité territoriale ou à un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre qui en fait la demande l’exercice de certaines de ses compétences.

« Les compétences déléguées en application du présent article sont exercées au nom et pour le compte de l’État.

« L’organisation et le soutien aux politiques culturelles, le développement de l’audiovisuel, la gestion de la politique de l’eau, l’orientation professionnelle et la santé scolaire peuvent faire l’objet de délégations de compétence. »

 

Comme un serpent de mer, le débat sur l’orientation de la santé resurgit à nouveau. Il inaugure singulièrement le débat sur le type de missions qui seront celles de la profession et les conséquences statutaires qui en découlent. Voté en première lecture du projet de loi au mois de juillet à l’assemblée nationale, cet amendement, nous allons le combattre, comme nous savons le faire ! Car il n’est pas question de trahir la profession ! Dès cette semaine, le SNICS rencontre  Marc-Pierre Mancel, afin de rappeler notamment les engagements écrits du ministre à l’égard des infirmières de l’Education nationale. Alors oui ! Cette rentrée invite à rester tous et toutes mobilisés pour gagner définitivement ce combat !

Vous pouvez compter sur le SNICS pour organiser très vite la mobilisation, selon les réponses du cabinet de Vincent Peillon. Nous continuerons à défendre avec toute la force de nos mandats et de la consultation de la profession, la reconnaissance du soin infirmier au bénéfice de la réussite scolaire des élèves au sein de l’équipe éducative et pédagogique.

Autre dossier d’actualité, celui d’une nouvelle réforme des retraites que le gouvernement veut mettre en œuvre rapidement, au risque de préparer de nouvelles régressions.   Les réformes précédentes, combattues par ce même gouvernement, ont pourtant déjà dégradé la situation des personnels et notamment les professions majoritairement exercées par des femmes : l’allongement de l’âge légal pour percevoir une pension à taux plein, doublé du système de la décote pénalise deux fois ceux et celles qui n’ont pas le nombre de trimestre suffisant, ce qui est le cas de la majorité des femmes qui ont interrompu partiellement leur activité pour élever leurs enfants.  

Dans le même temps, les jeunes générations voient s’éloigner, toujours plus, l’espoir d’un revenu digne pour leur retraite. Or les solutions passent par d’autres choix de financement et de répartition des richesses. C’est un enjeu de société et les choix retenus pour pérenniser le régime de retraite, doivent permettre de  renouer avec la confiance en l’avenir pour le plus grand nombre et non servir à enrichir des assureurs privés en renonçant insidieusement au système par répartition!

Ce sont ces solutions que déjà 4 organisations syndicales ( CGT- FO- FSU et Solidaires) viendront défendre dès le 10 septembre, journée de grève et de mobilisation unitaire. Cette  journée sera une première étape décisive pour imposer la remise à plat des réformes précédentes, la correction des injustices déjà à l’œuvre, et des choix véritablement courageux par de nouveaux financements (relance de l’emploi, augmentation des salaires, taxation des revenus financiers et de la fraude fiscale).

Le SNICS dans la FSU appelle d’ores et déjà toutes les infirmières à se mobiliser dès le mardi 10 septembre avec les autres personnels, afin d’orienter la réforme vers des choix justes et dignes pour leur avenir et celui des nouvelles générations.

Pour mener à bien les chantiers qui nous attendent, le SNICS appelle chacun de vous à se (re) syndiquer afin de donner toujours plus de poids à l’action collective pour la défense de la profession infirmière à l’Education nationale au service de la réussite scolaire de tous les élèves et les étudiants.

 

Pour le bureau national Béatrice Gaultier secrétaire générale du SNICS

27 août 2013

Publié dans PROFESSION

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Commenter cet article

champs magnétiques pulsés 24/03/2014 12:57


Article plein de bon sens. J'ai pour ma part l'impression que les jeunes générations sont de moins en moins au courant de tous ces débats et donc qu'elles se sentent moins concernées.


La mobilisation fonctionne assez bien quand il ne reste pas d'autres alternatives..