communiqué de presse commun

Publié le par SNICS-FSU GUADELOUPE

 


    

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      Education / Santé Paris le 20 septembre 2012

Communiqué de presse

 

 Quelle gouvernance pour la santé à l’école ?

 

 Le SNICS-FSU et le SNIES-UNSA, représentant plus de 94% des infirmiers de l’éducation nationale, ont participé activement aux ateliers sur la refondation de l’Ecole organisés par le Ministre de l’Education Nationale.

 La concertation devait amener une réflexion sur les conditions optimales de la santé des élèves essentielle à la réussite scolaire de tous les élèves.

 

 Force est de constater que La composition des groupes crée un déséquilibre en faveur d’une approche médico-centrée, non représentative des différents professionnels de santé présents à l’école..

 

Le choix d’une présence accrue de médecins est favorisé. Les infirmiers de l’éducation nationale représentent près de 85% des professionnels de santé à l’école. La non prise en compte de cet état de fait est significatif de ce choix et a orienté, de manière délibérée, les débats ainsi que les propositions retenues.

 L’absence d’infirmiers de l’éducation nationale tant au niveau de l’animation qu’au niveau de la co-présidence de l’atelier santé est, en ce sens, plus que significative de cette volonté délibérée d’occulter la parole de ces professionnels de santé.

 

Un consensus a pu être trouvé, à la marge, sur certaines thématiques. Cependant le Ministre de l’Education Nationale aura à se prononcer sur le pilotage de la santé à l’école qui est un des points forts de divergences. Il ne pourra faire l’impasse sur ce que notre profession d’infirmière apporte à la santé des élèves et notamment sur les 15 millions d’élèves qui viennent les consulter chaque année dans leurs infirmeries. Il ne pourra faire l’impasse sur la nécessaire explication d’un choix qui viendrait à ne plus prendre en compte le mal-être des adolescents (2ème cause de décès en France, Contraception d’urgence, IVG etc) au profit d’un modèle passéiste de santé, fruit d’un fort lobbying médical.

 Nos deux syndicats réaffirment leur opposition à un éventuel pilotage ou cadrage médical de la politique de santé en faveur des élèves. Nos deux syndicats réaffirment que la santé est un facteur de la réussite scolaire des élèves et que son pilotage doit être assurée par l’école en respectant la structuration du ministère de l’éducation nationale.

 Le SNICS-FSU et le SNIES-UNSA défendent également l’autonomie professionnelle des infirmières, responsables de leurs actes en toutes circonstances devant la loi.

 Ils s’opposeront formellement à une gouvernance médicale et n’hésiteront pas à faire entendre leur volonté comme ils ont su le faire, de nombreuse fois, au cours des deux dernières années.

Béatrice Gaultier, Brigitte Accart

 

Publié dans PROFESSION

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