COMMUNIQUE DE PRESSE DU SNICS 971

Publié le par SNICS-FSU GUADELOUPE

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Syndicat National des Infirmier(e)s Conseillers en Santé, majoritaire dans l’Éducation Nationale, et dans l’académie tient à dénoncer les pratiques qui ont cours actuellement au rectorat de la Guadeloupe à l’encontre du corps des infirmier(e)s de l’éducation Nationale. Un vaste chantier a été entrepris pour redéfinir la configuration des secteurs de travail des infirmier(e)s scolaires pour la prochaine rentrée 2012.

Avec un pseudo concertation avec les organisations syndicales, l’administration  impose  un  redécoupage des secteurs  fondé sur des critères de  charge de travail  (dépistages infirmiers pour les Collèges-Ecoles, et entretiens pour les lycées) or, ceux-ci ne sont pas des indicateurs retenus sur le plan national à décliner  au niveau académique.

Toutes les préoccupations locales actuelles (prévention en matière de toxicomanie, obésité, grossesse chez les jeunes filles, et autres) ont été reléguées au second plan.

Le SNICS FSU conteste ce nouveau découpage imposé à la profession.

Cet état de fait est en totale opposition avec notre exercice professionnel. En effet, le statut de l’infirmière lui confère  la compétence d’organiser son travail  en toute autonomie et de définir les priorités en fonction du diagnostic posé  au regard des besoins de la population scolaire rencontrée.

En outre, il a été décidé de transférer le poste du collège Campenon   de Basse-Terre (fermeture prévue)  vers les iles du Nord  de la COM de Saint-Martin alors que les besoins sont criants sur les communes avoisinantes. Pour exemple, à Saint-Claude persiste une cité scolaire (collège et lycée professionnel) avec un unique poste infirmier. Les écoles de recrutement de ce collège se voient de fait rattachées au collège d’une autre commune contrairement  à la règle « un collège avec ses écoles de rattachement ».Ceci constitue un préjudice non négligeable quant au suivi optimal des élèves.

Nous insistons sur la nécessité du maintien du poste infirmier sur la Guadeloupe (manquent 8 postes d’infirmières sur l’île) et qu’une mesure exceptionnelle de création de poste soit envisagée pour la COM de Saint Martin.

Nous  déplorons vivement ce manque de considération récurrent à l’égard de nos missions et de notre profession.

Nous rappelons  le sens premier du recrutement des infirmières à l’éducation nationale, qui est de contribuer à la réussite scolaire des élèves, par l’accueil, l’écoute et la relation d’aide, l’accompagnement des élèves dans leur mal être.

La politique académique de santé en faveur des élèves ne peut être correctement déclinée en faisant l’économie de personnel de santé ou en bafouant continuellement leurs missions.

Nous exigeons une réelle prise en compte des besoins en prévention et en santé des élèves pour répartir les moyens professionnels dans le département.

Un courrier à été adressé en urgence à Mr le Recteur.

Publié dans PROFESSION

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